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 Les Années 60 - Psychédélisme et AIP PICTURE

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hikaru



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MessageSujet: Les Années 60 - Psychédélisme et AIP PICTURE   Jeu 8 Jan - 3:07

1963 – "La malédiction d’Arkham"/the haunted palace de Roger Corman

La première adaptation de Lovecraft au cinéma. Roger Corman, réalisateur spécialiste des tournages rapides et à petit budget avait connu du succès avec ses adaptations des écrits de Poe, produits par AIP Pictures.
Corman a alors l’idée d’adapter Lovecraft mais ce premier film sera décevant car trop influencé par Poe, en particulier de l’un de ses poèmes, "The Haunted Palace", le titre en vo du film.
Le film commence avec un sorcier (Vincent Price) qui maudit des villageois s’apprêtant à le brûler sur un bûcher. Quelques générations plus tard, son descendant, Charles Dexter Ward, arrive au village afin de prendre possession de l’ancienne demeure familiale. Il sera possédé par l’esprit du sorcier qui cherche à se venger.
Le film possède une véritable narration et visuellement, il ressemble pas mal à "La chute de la maison Usher" du même Corman (1960), grâce au travail du directeur artistique, Daniel Haller. Mais les terreurs cosmiques de Lovecraft se retranscrivent mal dans un univers aussi abstrait que celui de Poe.

1965 – "Die, Monster, Die !" de Daniel Haller

Malgré ce premier essai peu convaincant, AIP remet pourtant ça avec "Die, Monster, Die !" qui est une adaptation de la nouvelle "La couleur tombée du ciel". Bien que le film reprenne les éléments principaux de l’histoire (le météorite qui s’écrase sur Terre et contamine les habitants aux alentours), la liberté prise avec le reste fait de ce métrage encore une déception.
Arkham se trouve ici en Grande-Bretagne et l’intrigue se concentre sur une histoire de savant fou somme toute classique. La radiation émanant du météorite a tué la femme d’un scientifique (Boris Karloff), et il tentera de se venger sur le météorite.
Encore une fois, ce film ne brille pas par son excellence. Etant donné que le métier premier du réalisateur est celui de directeur artistique, sa réalisation se concentre plus sur l’effet provoqué par les décors étranges que par la direction d’acteurs ou même le fait de raconter son histoire tout en restant fidèle à l’esprit de la nouvelle d’inspiration.
On retrouvera une adaptation un peu plus fidèle dans le film à sketches "Creepshow" (1982), où Stephen King lui-même joue le rôle d’un fermier contaminé par une météorite s’étant écrasée dans son champ (rappelons que Lovecraft est une des majeures influences de cet écrivain que l’on ne présente plus).


1966 – "La malédiction des Whateley"/The Shuttered Room de David Greene

Corman adapte ici la nouvelle "La chambre condamnée" co-écrite par Lovecraft et August Derleth.
L’histoire raconte le retour de Susannah Whateley à la maison de son enfance où ses parents sont morts frappés par la foudre. Ignorant la soi-disant malédiction pesant sur la maison, elle s’y installe avec son mari.
Malgré une ambiance pesante, tout élément lovecraftien est expurgé du film au profit d’une expérimentation sixties au niveau de la musique jazzy et des effets de caméra expérimentaux pour l’époque. Quelques scènes sont néanmoins efficaces grâce à l’utilisation d’une caméra subjective montrant l’effroi des acteurs devant une horreur invisible.
Pas indispensable non plus.

1968 – "La maison ensorcelée"/Curse of the Crimson Altar de Vernon Sewell

"La maison ensorcelée" d’après la nouvelle du même nom, est réalisée par Vernon Sewell, un metteur en scène britannique touche-à-tout, à qui l’on doit des films de guerre, de fantastique ou de suspense. Mais encore une fois, il manque au récit les éléments de la nouvelle les plus intéressants, et les efforts de Sewell de s’éloigner du cinéma gothique typique des années 60 le rapproche malheureusement d’un look contemporain, comme cela avait été le cas pour la précédente adaptation.
Ici, nous avons droit à une fête des plus joyeuses mêlant champagne et cigarettes-qui-font-rire, une orgie plutôt déplacée, une musique kitsch et des effets kaléidoscope du plus mauvais goût censés représenter des hallucinations.
Le film offre cependant un casting de choix en les personnes de Boris Karloff, Christopher Lee et l’envoûtante Barbara Steele. Curieusement, ces trois acteurs intemporels n’ont aucune scène ensemble, ce qui diminue l’intérêt que ce film pourrait avoir pour les fans. A noter que le directeur de la photographie était le talentueux Johnny Coquillon, qui trouva de nombreuses façons innovatrices pour éclairer le décor. Il ravaillera ensuite sur l’excellent "Witchfinder General" (1968, Michal Reeves).

1969 – "The Dunwich Horror" de Daniel Haller

Avec "The Dunwich Horror", nous avons enfin une adaptation digne de ce nom. Ce film se base sur la nouvelle "L’abomination de Dunwich" et bien que la ville soit située au bord de l’océan et non dans un coin de campagne comme dans la nouvelle, il reste très fidèle dans l’esprit.
Un jeune homme consultant l’effroyable necronomicon dans une bibliothèque locale fait la connaissance d’une femme qui propose de le ramener chez lui. Il la drogue à son insu pour qu’il puisse s’en servir dans ses rituels magiques maléfiques.
Le personnage de Wilbur Whateley est campé par un Dean Stockwell excellent et une ingénieuse trouvaille est d’évoquer la force maléfique par des ombres géantes, le bruissement du vent ou le cri des mouettes.

Cette production était la dernière pour AIP.
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