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 Des années 80 à nos jours

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hikaru



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Date d'inscription : 22/12/2008

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MessageSujet: Des années 80 à nos jours   Jeu 8 Jan - 4:46

Bien entendu, au vu du succès de "Re-Animator", quelques réalisateurs peu connus se disent qu’ils peuvent en faire autant.

1987 – "La malédiction céleste"/The Curse de David Keith

Cependant, "La malédiction céleste" n’est pas des plus mauvais, puisqu’il s’inspire encore une fois de "la couleur tombee du ciel" et que Maître Fulci est crédité comme producteur associé et responsable des effets spéciaux. Cela résulte bien sûr en des choses peu ragoûtantes mais malgré ces écarts par rapport à l’univers lovecraftien, le métrage reste fidèle dans l’esprit.

1988 – "The Unnamable" de Jean-Paul Ouellette
1993 – "the unnamable II : The Statement of Randolph Carter" de Jean-Paul Ouellette
1990 – "Magie noire"/La mansion de los Cthulhu de Juan Piquer Simon


Un réalisateur qui a eu beaucoup moins de chance car ayant beaucoup moins de moyens est Jean-Paul Ouellette. Son film, "The Unnamable" concerne des étudiants qui invoquent le démon d’un enfant né monstrueux.
Le film est alourdi par trop de références à "Evil dead" (1982), et un amateurisme évident tant au niveau des acteurs que du côté technique. La mythologie créée par Lovecraft ne se prête pas facilement à des films d’horreur teenage, suivant des formules plus que basiques. On n’en retiendra donc pas grand chose, ni de sa suite, "the unnamable II".
Pourtant, cette séquelle concernant des étudiants sur un campus américain invoquant un démon terrifiant (…) contient plus d’éléments de la nouvelle d’inspiration que son prédécesseur, "L’indicible".
Ces deux films figurent au même niveau que "Magie noire". Juan Piquer Simon, Adepte de films d’horreur fauchés et parfois bien gore ("Pieces", 1981), son adaptation n’échappe pas à sa propre règle : le Z.
L’histoire concerne la prise d’otage d’un magicien et de sa fille par une bande d’ados. Lorsque les agresseurs refusent de prêter attention aux avertissement du magicien, la maison fera bientôt connaître ses terribles secrets.
Ce film restera dans les annales comme non seulement une piètre adaptation, mais aussi comme l’un des films les plus nuls qui existe. Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est normal.

1995 – "L’antre de la folie"/In the Mouth of Madness de John Carpenter

John Carpenter va s’atteler à une adaptation très personnelle avec "L’antre de la folie". L’excellent acteur Sam Neill y incarne John Trent, un enquêteur chargé des recherches concernant Sutter Cane, un écrivain de livres fantastique qui a disparu. En compagnie d’une employée de la maison d’édition, il va se perdre dans un univers cauchemardesque peuplé de villageois grotesques, d’hallucinations effroyables et de monstres abominables.
Cette adaptation fait également partie des plus réussies grâce à deux choses. La première, elle retranscrit brillamment certains des éléments les plus proéminents de l’univers de l’écrivain : la paranoïa et la xénophobie. Deuxièmement : la patte du réalisateur. Carpenter réussit le coup de maître de nous faire douter de nous-mêmes, de ce que nous voyons à l’écran. Est-ce rêve ou réalité ? Inutile de préciser que les effets spéciaux sont d’un haut niveau, exécutés par KNB ("Vampires" et "Ghosts of Mars" du même réalisateur, entre autre).


2002 – "Maléfique" d’Eric Valette

Un film encore plus récent à s’être inspiré de l’univers lovecraftien est le très bon "Maléfique".
L’histoire concerne quatre prisonniers qui découvrent un livre poussiéreux caché dans le mur. Les dessins et les incantations sont directement inspirés du fameux necronomicon. Le déroulement de l’histoire concernant un monde parallèle, les désirs exaucés et l’obsession se situent assez bien dans l’univers de l’écrivain et cette série B française est une bonne surprise.


2000 - "Unknown beyond" d'Ivan Zuccon
2003 - "The shunned house" d'Ivan Zuccon
2008 - "Color from the dark" d'Ivan Zuccon


Ivan Zuccon est à la tête de plusieurs adaptations de Lovecraft pour le cinéma, après le début de sa trilogie basée sur l'extinction progressive de l'humanité dans un monde dominé par les Grands Anciens "Unknown Beyond", « The SHUNNED HOUSE » s'attaque en fait à trois nouvelles de Lovecraft :
« la maison maudite », « la musique d'Erich Zann » et « la maison de la sorcière »

La maison maudite sert de trame générale à la narration, alors que les deux autres nouvelles font l'objet d'un traitement indépendant, renvoyant le spectateur à d'autres époques.
L'interprétation faite par Zuccon de la nouvelle de Lovecraft reste assez libre : nous retrouvons effectivement quelques éléments de la nouvelle (« l'héritage » français, la réputation sulfureuse de la maison, la chose fungoïde dans la cave).
L'épisode inspiré par « la maison de la sorcière » est pour sa part assez fidèle à la nouvelle de Lovecraft, même si Brown Jenkins disparaît au profit d'un tueur visiblement échappé d'un giallo transalpin, et relate les hantises nocturnes d'un mathématicien peu à peu possédé par l'esprit d'une sorcière démoniaque.
L'épisode tiré de "La musique d'Erich Zann, est sans doute le plus fidèle au matériau de départ et raconte l'histoire d'un homme fasciné par la musique nocturne jouée par sa voisine de chambre, une jeune violoniste nommée Carlotta Zann.

Si Unknown Beyond s'avérait plus que médiocre et beaucoup trop ambitieux pour les moyens mis en œuvres, il avait déjà permis de se rendre compte d'une certaine maîtrise technique de la part de son réalisateur. Même si l'on devine sans mal un budget assez serré, les costumes et les décors (une bâtisse abandonnée qui, pour la petite histoire, disposait vraiment d'une chapelle) sont très bien utilisés et mis en valeur par un travail sur les éclairages digne d'éloges. Le réalisateur s'inscrit plus que jamais dans la lignée de « l'Au-Delà » de Fulci.
Malheureusement le traitement en DV ne rend pas vraiment grâce au soin apporté à la réalisation et nivelle par le bas un part de l'atmosphère du film. Autre réserve sur la forme, l'usage abusif et incongru d'une lampe stroboscopique qui pique un peu les yeux. Les acteurs (certains aperçus dans d'autres œuvres du réalisateur) assurent leurs rôles de façon honorable, à l'exception de l'interprète de Rita, la petite amie de l'écrivain, visiblement peu concernée par ce qui se passe et dont la présence semble être plus décorative qu'utile.

Reste cependant un réalisateur prometteur dont il faudra guetter les films si d'aventure il arrive à obtenir de véritables moyens.
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