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 Telefilms, Documentaires et autres ...

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hikaru



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Date d'inscription : 22/12/2008

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MessageSujet: Telefilms, Documentaires et autres ...   Jeu 8 Jan - 5:01

TELEFILM

1991 – "Détective Philip Lovecraft"/Cast a deadly spell de Martin Campbell
1994 – "Chasseur de sorcières"/Witchhunt de Paul Schrader


La télévision a également fait quelques incursions dans le monde étrange et merveilleux de Lovecraft. "Détective Philip Lovecraft" est un honnête téléfilm qui mêle le film noir américain et des éléments lovecraftiens, en y ajoutant une bonne dose d’humour. Le résultat se laisse regarder sans problème, surtout que le détective est interprété par Fred Ward, qui, ici, a vraiment "la gueule de l’emploi".
Malheureusement, il sera remplacé par Dennis Hopper dans "Chasseur de sorcières". Malgré un casting de qualité, cette supposée suite par le réalisateur de "Hardcore" (1979, une incursion très glauque dans le monde de la pornographie et du snuff) et de "La Féline 1982" est surtout une vision mordante et cynique de l’univers hollywoodien et ses composantes.
La sorcellerie est le seul élément fantastique de ce téléfilm qu vaut en particulier par sa beauté visuelle et un casting de bonne qualité. Intéressant sur un point de vue politique mais ô combien éloigné de l’univers lovecraftien.

DOCUMENTAIRES

1998 - Out of Mind - The Stories of H.P. Lovecraft (1998) de Michel Ouellette


Out of Mind frappe tout d'abord par la succession de séquences de fiction filmées en couleurs, et de séquences «documentaires» en noir et blanc où Lovecraft, interprété par l'étonnant Christopher Heyerdahl, expose sa théorie de la littérature et du récit fantastique.
Les séquences en noir et blanc témoignent d'un soin tout particulier apporté au personnage de Lovecraft lui-même; l'aspect physique, le maintien, la diction, et jusqu'au timbre de voix semblent correspondre aux descriptions qui nous sont parvenues de lui -- même si on l'imagine mal se prêter avec autant de naturel à un entretien filmé. Quant à ses déclarations, tirées directement de son abondante correspondance, elles ont pour seul -- inévitable -- défaut de nous présenter sous un jour uniforme les diverses attitudes adoptées au fil de sa vie par Lovecraft vis à vis de la création littéraire.

Les séquences de fiction ont pour personnage principal un jeune artiste contemporain nommé Randolph Carter. Après avoir parcouru les pages d'un très ancien livre qu'il vient d'hériter de George Angells, un oncle inconnu décédé dans des circonstances mystérieuses, il voit ses nuits bouleversées par des cauchemars de plus en plus terrifiants. Carter revit les uns après les autres les épisodes de la vie de son oncle, alchimiste qui se livrait à de dangereuses pratiques occultes. Rêve et réalité se mélangent peu à peu. Tentant de comprendre ce qu'il lui arrive, Carter se familiarise avec l'oeuvre de Howard Phillips Lovecraft, dont il apprend qu'il aurait inventé le Necronomicon, ce livre étrange dont il vient d'hériter. Scènes oniriques et de l'éveil se mêlent jusqu'à culminer par l'étonnante rencontre entre Lovecraft et Carter.

Ce qui se veut une synthèse des grands thèmes lovecraftiens (importance des rêves, poids de l'hérédité, futilité des ambitions humaines) pourra apparaître à certains comme un simple collage de scènes tirées de l'oeuvre de Lovecraft. Toutefois, l'ensemble se distingue par une fidélité constante à l'oeuvre et un respect manifeste envers son auteur.

Le cas Howard Phillips Lovecraft (1998). Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic

Lors de sa diffusion sur France 3 puis sur Arte, et lors de sa projection en mai 1999 à la faculté Charles V de Paris, ce documentaire de 45 mn a été sévèrement critiqué par
certains spécialistes du genre fantastique et de Lovecraft en particulier, qui y ont vu un portrait partiel, voire orienté de l'écrivain américain.
Dans le Visage Vert, Michel Meurger écrit: «Le naturalisme appuyé du film, les charcutages crépusculaires, illustrent une stratégie tendant à dresser une véritable biographie patogène d'H.P.L. [...] Le vieux cliché du 'solitaire de Providence' est ici réactivé sous une forme radicale.» Gilles Ménégaldo ajoute: «Ce portrait de Lovecraft laisse une fâcheuse impression de confusion, d'à peu près et de répétition. Il irrite le connaisseur de l'oeuvre et il n'est pas sûr qu'il incite le profane à la lecture tant l'accent est mis sur le biographique, avec un amalgame constant entre la vie et la fiction, ce qui dénote une approche quelque peu contestable de la littérature.» (Le Visage Vert n°7, Losfeld 1999, p.156-158). Aujourd'hui encore, ce documentaire est assez régulièrement critiqué sur les forums consacrés à l'Imaginaire où on reproche notamment aux auteurs de dissimuler leur ignorance du sujet sous un esthétisme toc et une psychologie de bazar, pour reprendre les termes souvent employés.
Dans le but de réaliser ce qu'ils appellent une biographie psychique de Lovecraft, les auteurs ont indéniablement privilégié certains aspects de sa vie (notamment la période new-yorkaise, révélatrice de ses phobies racistes) au détriment de certains autres, sans doute moins favorables à leur propos.
On s'étonne effectivement que les dernières années de la vie de Lovecraft soient ainsi passées sous silence quand on sait, notamment grâce aux travaux de S.T. Joshi, le biographe de Lovecraft, à quel point cette période a été fertile en rencontres, voyages et remises en question de ses dogmes de jeunesse (voir à ce propos: A Dreamer and a Visionary: Lovecraft in his time, S.T. Joshi, Liverpool University Press, 2001).

Le Cas Lovecraft apporte néanmoins un éclairage inédit et passionnant sur les relations de Lovecraft au temps, à la durée et au changement. D'un point de vue technique, ce documentaire constitue enfin une intéressante réussite esthétique, même si on peut sans doute y trouver certaines concessions à des modes graphiques -- voire infographiques -- passagères, notamment une iconographie médicale omniprésente, comme le souligne encore Michel Meurger.

Fear of the Unknown (2008). Frank H. Woodward.

Documentaire en langue anglais présentant notamment des entretiens avec des spécialistes de Lovecraft ou des artistes contemporains influencés par son oeuvre: Guillermo Del Toro (réalisateur - Le Labyrinthe de Pan, Hellboy), John Carpenter (réalisateur - Halloween, The Thing, Dans la bouche des ténèbres), Stuart Gordon (réalisateur - Re-Animator), Neil Gaiman (écrivain - Stardust, American Gods), Peter Straub (écrivain - Ghost Story, Lost Boy Lost Girl), Ramsey Campbell (écrivain - L'Habitant du lac), S.T. Joshi (auteur/biographe - H.P. Lovecraft: A Life), Caitlin R. Kiernan (écrivain - Daughter Of Hounds, Silk), Robert M. Price (écrivain / éditeur - fanzine Crypt of Cthulhu), Andrew Migliore (fondateur du H.P. Lovecraft Film Festival).



FILM D'ANIMATION

The Dream-Quest of Unknown Kadath (2004).
Film d'animation de Edward Martin, d'après la bande dessinée de Jason Thompson, adaptation du roman de H.P. Lovecraft.

Depuis quelques années, le dessinateur américain Jason Thompson a entrepris d'adapter en bande dessinée le court roman de fantasy de Lovecraft, La Quête onirique de Kadath l'inconnue. On peut voir sur son site de nombreux exemples de cette adaptation très personnelle, résolument éloignée des habituelles conventions du genre (tentacules et gélatine...).

The Dream-Quest of Unknown Kadath est la transposition, sous forme de moyen métrage d'animation, de l'univers graphique de Jason Thompson.
On peut se procurer The Dream-Quest of Unknown Kadath auprès du libraire vépéciste américain Gavin Smith, spécialiste de Lovecraft.
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